Forécariah, 27 Fév(AGP)- La grève lancée par le mouvement syndical guinéen a impacté les activités dans plusieurs secteurs de développement dans la préfecture de Forécariah. Les citoyens demandent à l’Etat et le mouvement syndical de se mettre à la table de dialogue afin de trouver une solution définitive à cette crise.
Le mot d’ordre de grève des syndicats des travailleurs a été largement suivi dans la Préfecture de Forécariah. Plusieurs activités ont été paralysées dans les secteurs clés du développement. C’est le cas notamment de l’Education, des transports et des banques pour ne citer que ceux-ci.
A la gare routière de la commune urbaine, les portails sont restés fermés durant toute la journée. « Nous avons fermé les portails pour éviter la pagaille. Les véhicules qui viennent ici, on les gare pour sensibiliser les chauffeurs et les usagers. Nous voulons que l’Etat et le mouvement syndical soient d’accord pour que le pays bouge », a déclaré Ibrahima Fofana, membre du bureau syndical des transporteurs, chargé de négociation et de conflits.
Du lycée Forécariah, en passant par les Collèges Mamadou Konaté et Fodé Katibi Touré, les salles de classe sont fermées. Une situation que déplore Aboubacar Souaré, principal du Collège Fodé Khatibi Touré : « Le constat est amer, nous les membres de la direction et certains collègues, avons répondu à l’appel. Mais vu le nombre d’élèves, nous ne pouvons pas les contenir, nous leur avons dit de rentrer. Nous demandons à l’Etat et au syndicat de trouver un terrain d’entente. Nous, nous sommes en retard dans nos programmes scolaires »
Au grand marché de Forécariah les boutiques sont ouvertes par endroit, mais les banques ne sont pas restées en marge de ce mot d’ordre de grève du mouvement syndical. « Comme vous venez de trouver, nous sommes là, mais tout en étant derrière nos syndicats. Ce qu’ils ont demandé, nous observons ça. Depuis que nous sommes là, on n’a jamais refusé de travailler. Les points de revendication demandés par l’intersyndical, sont des points si toutefois sont respectés peuvent contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population », témoigne ce travailleur de la Banque BSIC qui a préféré garder l’anonymat.
A noter qu’à Forécariah, il n’y a pas eu d’incidents, mais les citoyens demandent à l’Etat et au mouvement syndical de se retrouver sur la table de dialogue afin de trouver un terrain d’entente.
AGP/27/02/024 AFC/AND




