Conakry, 18 mai (AGP)- Depuis le 5 septembre 2021, les nouvelles autorités se sont inscrites dans la dynamique de la refondation de l’État.
Une refondation qui a entrainé une remise en question de tout ce qui jusque-là était considéré comme des tares de la société et qui méritait d’être repensés pour rendre le pays plus sûr. Les autorités de la transition se sont donc basées sur certaines valeurs dont la refondation de l’État, la rectification, le rassemblement et le repositionnement qui sont les bases fondamentales de la vision du CNRD.
Pour rappel, avec l’ancien régime, la constitution était au centre de toutes les contestations. À cause d’elle, il y a eu plusieurs manifestations violentes ayant entrainé des pertes en vie humaine, tout simplement parce que pour ces contestataires, la constitution n’était pas légitime.
L’un des points d’achoppement des violences avant la prise du pouvoir par le CNRD, était la non-acceptation de la constitution de l’époque. Aujourd’hui, les nouvelles autorités qui ont décidé de faire table-rase des anciennes pratiques du défunt régime ont, par la voix du Conseil National de la Transition, lancé un débat d’orientation constitutionnelle prenant en compte toutes les composantes sociétales afin de mettre sur la table une nouvelle constitution qui sera soumise à un référendum.
Selon, le journaliste et Directeur général du centre de formation et de perfectionnement en technique de l’information et de la communication, Abdoulaye Djibril Diallo » pour la réussite de la transition, la première composante est d’abord de faire en sorte que nul ne soit exclu, que toutes les composantes socio-politiques du pays s’inscrivent dans la dynamique, faire en sorte que les avis des uns et des autres soient intégrés et que tout le monde soit consulté et participe justement à l’élaboration des textes de lois, à l’élaboration des projets et programmes qui vont demain diriger le fonctionnement de notre pays 》. Poursuivant, M. Diallo indique que les débats d’orientation doivent faire que les lois qui vont sortir soient le reflet des réalités de nos populations , parce que la majeure partie de nos textes de lois est tirée de la loi française, alors que nos réalités contrastent avec les réalités occidentales, donc , il est favorable que nous tirons l’essentiel des textes normatifs qui gouvernent nos pays sur le fonctionnement des réalités qui nous sommes étrangères. Pour terminer, M. Diallo ajoute, qu’il faut qu’on travaille dans la sérénité, dans l’objectivité, dans la sincérité, avec la vision républicaine.
AGP/18/05/023 TM/A4S/ABD




