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Kankan : L’affaire des MILDA se transforme en bras de fer judiciaire entre l’ONG AGIL et des chefs de quartiers

Publié le

Kankan, 10 jan (AGP)-Un différend opposant l’ONG AGIL à des responsables de quartiers et chefs de secteurs agite la commune urbaine de Kankan. Ce vendredi 9 janvier 2026, ces responsables ont été convoqués à la mairie pour des explications concernant des moustiquaires imprégnées qui n’ont pas été retrouvées.
Accusés d’avoir confisqué 9 127 moustiquaires, les représentants des quartiers, par la voix de leur porte-parole, soutiennent que le calendrier de distribution n’a pas été respecté.
Au cœur de cette controverse se trouve la gestion des moustiquaires non distribuées à l’issue de la campagne. Après plusieurs semaines de discussions infructueuses entre l’ONG AGIL et certains responsables locaux, la situation s’est aggravée. Cinq chefs de quartiers et quatorze chefs de secteurs ont été convoqués dans les locaux de la mairie pour être entendus par des officiers de police judiciaire (OPJ).
Kabinet Souaré, chef du quartier Bordo SOS, rejette les accusations portées contre eux et dénonce une mauvaise organisation de la campagne. Il a annoncé une riposte judiciaire : « Nous avons reçu une plainte de la police. Nous avons des preuves contre ceux qui nous accusent de vol et d’autres méfaits. Dans les prochains jours, nous allons déposer un rapport succinct auprès des OPJ », a-t-il déclaré.
Selon lui, la durée de la campagne a été écourtée, empêchant une grande partie de la population de bénéficier des moustiquaires : « Si les partenaires avaient prévu cinq jours d’activités, à Kankan, tout s’est déroulé en seulement deux jours. Des secteurs entiers ont été oubliés, et aucun chef de secteur n’a été impliqué dans le processus », insiste-t-il.
Le chef de quartier estime que moins de 15 % de la population de Kankan a effectivement reçu des moustiquaires, alors que les besoins demeurent criants : « On nous demande de ramener les moustiquaires restantes dans les centres de santé alors que nos populations continuent de souffrir. Nous allons porter plainte contre cette ONG pour vol et diffamation », promet-il.
Du côté de l’ONG AGIL, le ton est plus mesuré. Sékou Kaissa Cissé, chef d’agence de l’organisation à Kankan, affirme avoir multiplié les démarches auprès des autorités locales et des chefs de quartiers pour résoudre la situation à l’amiable, sans succès. « S’il existe des preuves impliquant un membre du personnel de l’ONG, qu’elles soient présentées devant les juridictions compétentes. Aucun agent d’AGIL ne doit être mêlé à une utilisation frauduleuse des moustiquaires », a-t-il assuré.
Il précise que ces moustiquaires sont exclusivement destinées aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans, et que leur gestion finale relève des structures sanitaires : « Notre objectif est clair : que les moustiquaires restantes soient acheminées vers les centres de santé. AGIL ne les gère pas pour son propre compte, elles sont destinées aux structures sanitaires », a-t-il conclu, se montrant prêt à répondre à toute convocation judiciaire.
D’ores et déjà, certains chefs de quartiers impliqués dans cette affaire commencent à retourner les quantités de moustiquaires en leur possession.
AGP/10/01/025       MKK/MKC/AND
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