Kankan, 18 mai (AGP)- Les forces vives de Guinée qui regroupent plusieurs entités politiques et sociales ont appelé, ce mercredi, 17 mai, à une manifestation pour revendiquer le retour rapide à l’ordre constitutionnel. Mais cet appel n’a pas été suivi dans la ville de Kankan.
Comme la semaine dernière, Kankan est encore calme et aucun signe de manifestation n’est visible dans la cité sainte.
Déjà, une fronde pourrait même se créer à Kankan entre les formations politiques qui composent les forces vives. C’est ce que nous avons tiré de la langue de Simagan Ibrahima, membre du conseil national de la jeunesse.
« Kankan a une difficulté dans la politique, la compréhension politique n’est pas tellement à Kankan, ceux qui sont censés aujourd’hui être devant cette série de manifestations ont des antécédents politiques ici. Ce qui est très mal vu par les autres politiques. Ce manque de cohésion ou ce manque de collaboration qui existait entre les partis politiques à Kankan persiste jusqu’à présent parce que ceux qui manifestaient avant, ce n’étaient pas les forces de l’ordre qui les empêchaient de ne pas manifester, au contraire ce sont les militants qui étaient au pouvoir en ce moment-là qui empêchaient les gens de manifester et à prouver à tout le monde que vraiment, nous ne sommes pas d’accord avec ce système »
El hadj Sory Sanoh membre de la coordination régionale du RPG arc-en-ciel a à son tour déclaré : « On a tendu la main à UFR, mais sa représentation sur le terrain, on ne la connaît pas, si réellement, ils étaient de bonne foi, ce sont eux qui seraient venus nous voir, on est tous ici, mais la majorité, c’est le RPG dont on vient voir pour qu’ensemble, on trace les stratégies de lutte, mais ils ne l’ont pas fait donc quand il condamne le RPG, ça, c’est une condamnation à tort »
À la question de savoir pourquoi Kankan reste toujours en marge de ces manifestations des forces vives du pays, l’ancien préfet des villes de N’zérékoré et Kérouané répond.
« Dès qu’il y a marche, on s’attaque aux biens publics, en s’attaquant à ces biens, c’est s’attaquer à un travail que nous avons fait, c’est s’attaquer à un résultat positif de l’ancien régime, donc vu tout ça, nous n’avons pas marché, mais nous avons des activités à mener qui peuvent galvaniser le parti, qui peut galvaniser les militants, mais aujourd’hui sortir non ».
AGP/18/05/023 MKK/ABD




