Kissidougou, 09 Juin (AGP)- Le fleuve Niandan, qui traverse la ville de Kissidougou, devient chaque jour un lieu d’activité intense pour plusieurs citoyens. L’extraction de sable, bien que souvent critiquée pour ses impacts environnementaux, reste une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles locales.
Jean Pierre Lenoh, élève de 17 ans, travaille chaque matin sur les rives du fleuve.
« Je fais cela pour aider ma mère à payer mes frais scolaires. C’est difficile, mais c’est mieux que de rester sans rien faire étant jeune. J’évite d’être en mal avec la loi », explique-t-il, les mains couvertes de sable.
Marie Kamano, une citoyenne du quartier de Korodou, témoigne :
« Le sable, c’est notre pain quotidien. On le vend aux entrepreneurs de construction. C’est un travail dur, mais ça nous permet de vivre ».
Elle ajoute que cette activité est devenue une alternative à l’emploi formel, souvent inexistant dans la préfecture”.
Jacke Leno, chauffeur de camion benne, est l’un des principaux transporteurs de ce sable.
« Je ramasse le sable des riverains et je le livre aux chantiers de construction à Kissidougou », dit-il. « C’est un métier qui rapporte, même si ce n’est pas toujours propre”.
Pour l’instant, l’extraction de sable reste une réalité quotidienne à Kissidougou, un moyen pour les citoyens de joindre les deux bouts dans un contexte économique difficile.
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