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L’interdiction d’un congrès musulman contestée comme « atteinte à la liberté de réunion » devant la justice

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L’avocat de l’association Musulmans de France a dénoncé vendredi « une atteinte manifeste à la liberté de réunion » après l’interdiction par la préfecture de police d’un grand rassemblement musulman prévu ce week-end.

Cette interdiction « s’inscrit dans un projet politique » et représente « un détournement de pouvoir », a assuré Me Sefen Guez Guez devant le tribunal administratif de Paris saisi en urgence par Musulmans de France.

La décision du tribunal administratif doit être rendue à la mi-journée.

Le représentant de la préfecture de police a indiqué qu’en cas de suspension, ils iraient devant le Conseil d’Etat.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a demandé cette interdiction « dans le seul but de promouvoir un projet de loi », a ajouté l’avocat, alors que le ministre a annoncé vendredi matin un projet de loi de lutte contre le séparatisme complétant la précédente loi de 2021.

Cette interdiction induit aussi des pertes financières « colossales », selon Me Guez Guez qui a dénoncé une décision de l’administration « disproportionnée ».

« Quand l’administration a demandé de mettre en œuvre des dispositifs de sécurité supplémentaires, ils ont aussitôt été mis en place », a-t-il fait valoir.

La préfecture de police de Paris a interdit par arrêté jeudi la Rencontre annuelle des musulmans de France (RAMD) prévue du 3 au 6 avril, notamment en raison du risque terroriste à l’égard de la communauté musulmane.

Cette 40e édition, avec des conférences, expositions et stands commerciaux, devait marquer le grand retour du rassemblement après six années d’absence, en raison notamment du Covid et des difficultés rencontrées par Musulmans de France qui organisent ce rendez-vous.

Dans son arrêté le préfet de police pointe que cet événement « intervient dans un contexte international et national particulièrement tendu » et qu’il est « exposé à un important risque terroriste à l’égard de la communauté musulmane ».

Le seul but est de prévenir les troubles à l’ordre public, a assuré à l’audience le représentant de la préfecture de police. « Ce n’est pas un arrêté anti-musulmans, anti-islam », a-t-il dit.

Il a évoqué un contexte de « tensions politiques et juridiques » perceptible lors de la campagne pour les municipales, « des groupes d’ultra-droite et d’ultra-gauche qui veulent en découdre, voire tuer », comme à Lyon avec la mort de Quentin Deranque.

De plus, les forces de police n’étaient pas disponibles en nombre suffisant ce week-end du fait notamment du rassemblement prévu en soutien au nouveau maire de Saint-Denis visé par des propos polémiques, a-t-il fait valoir.

AFP

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