Neuf migrants ont été tués et quarante-cinq autres sont portés disparus, dans le naufrage mardi d’une embarcation qui transportait 320 personnes, a affirmé jeudi l’organisation onusienne pour les migrations (OIM).
« Un tragique naufrage a eu lieu dans la nuit du 24 mars au large de Djibouti, au nord d’Obock: 9 morts, 45 disparus, sur 320 passagers. Les survivants sont assistés par les autorités locales et l’OIM », a déclaré l’organisation onusienne sur X.
Chaque année, des dizaines de milliers de migrants de la Corne de l’Afrique empruntent cette « Route de l’Est » pour tenter d’atteindre les pays du Golfe riches en pétrole, fuyant les conflits, les catastrophes naturelles et les perspectives économiques médiocres dans leur pays.
La plupart des migrants tentent la traversée depuis Djibouti.
Cette route migratoire est l’une des plus meurtrières au monde. Plus de 900 migrants ont été tués ou ont disparu en mer Rouge en 2025, soit l’année « la plus meurtrière jamais enregistrée » et deux fois plus que l’année précédente, avait affirmé mercredi l’OIM à l’AFP.
L’OIM n’a pas précisé l’origine des victimes de ce dernier naufrage en date, mais cette route est le plus souvent empruntée par des Ethiopiens. L’Ethiopie est le deuxième pays le plus peuplé du continent avec quelque 130 millions d’habitants. Plus de 40% de sa population vit sous le seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.
Le pays est le théâtre de conflits armés dans ses deux régions les plus peuplées.
Parmi ceux qui réussissent la traversée, beaucoup se retrouvent bloqués au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique en proie à une guerre civile depuis près de dix ans, où ils tentent de survivre dans des conditions difficiles. Et certains préfèrent même rebrousser chemin.
AFP




