N’Zérékoré, 09 avr. (AGP)- A quelques jours de la célébration de la fête de Ramadan 2024, l’ambiance est morose dans la capitale de la région forestière. Des clients se plaignent de la hausse des prix des produits sur le marché.
« Nous sommes à l’approche de la fête et ce n’est vraiment pas facile. En vérité, sous souffrons. Les choses sont trop chères au marché. Il faut payer des habits pour les enfants et vous voyez combien de fois c’est dur financièrement. Et je rappelle que jusqu’aujourd’hui, je n’ai pas encore la moitié de ce dont j’ai besoin pour ma famille et moi. Pendant ces moments de Ramadan chacun de nous devrions faire un acte patriotique. Les autorités devraient diminuer les prix des denrées alimentaires. Même chose pour les commerçants aussi », souhaite Mohamed Lamine Kourouma, citoyen.
« L’année passée ça allait un peu parce qu’il avait des activités. Mais cette année ça ne va pas financièrement surtout que dans notre service on a rien fait comme activité, donc je n’ai rien pour préparer la fête », se lamente Lancinet CONDE.
« Tous les prix ont augmenté. Les habits qu’on payait à 60 mille sont passés à 100 mille francs guinéens. Les chaussures de 45 mille sont passées à 75 mille pendant ces moments de fête », déplore Binta CISSE, cliente.
« On ne comprend rien pour la fête de ramadan. Il n’y a pas de marché. On peut passer toute la journée dans nos boutiques, même pour trouver 200 milles francs c’est difficile. C’était la même chose l’année passée. Les prix en gros sont très chers. Et lorsque nous fixons les prix en détail, les clients nous discutent, du coup, on a plus d’intérêt sur nos marchandises. Franchement ça ne peut pas continuer ainsi. Il faut que les autorités fassent quelque chose », se lamente Marie MAOMOU commerçante détaillante au grand marché de N’zérékoré.
La conjoncture économique que traverse la population est ressentie dans les ateliers de couture souvent très animés à l’approche des fêtes.
« On travaille mais on ne gagne rien comme bénéfice. Normalement à l’approche des fêtes on dort à l’atelier à cause du travail. Mais actuellement on rentre à 16 heures à la maison. Les quelques clients qui viennent aussi se lamentent trop. Et par manque d’argent, certains nous proposent de coudre seulement les habits de leurs enfants. Depuis deux semaines, c’est sur les habits des enfants seulement on travail. On se demande même quoi faire. Vraiment ça ne va pas. Il faut que le président Doumbouya pense à notre cause », lance Elisabeth, courtière.
Malgré cette situation économique difficile, le marché de N’zérékoré reste très approvisionné en nouveaux produits au grand dam des clients qui peinent à s’en procurer.
AGP/09/04/024 MLK/CM/AND




