Le pouvoir judiciaire iranien a suspendu mardi un organe présidentiel qui avait ordonné le rétablissement de l’accès à Internet après des mois de coupure quasi totale depuis la guerre contre les États-Unis et Israël.
Le site web Mizan Online du pouvoir judiciaire a indiqué que la décision de suspendre l’organe présidentiel faisait suite au « dépôt de plaintes », sans qu’il soit immédiatement clair qui les avait déposées.
La décision visait le Quartier général spécial pour l’organisation et la gouvernance du cyberespace national, un organisme créé le 12 mai par le président Massoud Pezeshkian.
L’organisme avait pris lundi la décision de « rétablir Internet » en Iran, selon la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, après que les médias locaux ont rapporté que Pezeshkian avait décrété cette mesure.
Les autorités iraniennes ont d’abord imposé des restrictions drastiques à Internet lors des manifestations antigouvernementales de grande ampleur qui ont culminé début janvier, avant de couper à nouveau l’accès le 28 février au début de la guerre.
Pendant la panne d’électricité, les Iraniens étaient en grande partie limités aux plateformes nationales et aux sites web hébergés sur l’intranet du pays.
Ces dernières semaines, l’Iran a introduit un système internet à plusieurs niveaux appelé « Internet Pro », qui, selon les médias iraniens, accordait un accès plus large à certains groupes de professionnels moyennant des frais plus élevés.
Le 5 avril, NetBlocks, organisme de surveillance d’Internet, a déclaré que la coupure imposée après le déclenchement de la guerre était « la plus longue coupure d’Internet à l’échelle nationale jamais enregistrée dans aucun pays ».
AFP




