Conakry, 05 avr. (AGP)- Trois avocats de la défense dans le procès événements du 28 septembre 2009, maître Lancinet Sylla, maître Antoine Pépé Lamah et maître Salifou Béavogui, étaient face à la presse jeudi 04 avril 2024, pour faire le point sur leur absence remarquée lors de l’audience du mardi, 02 avril 2024.
A l’entame de ses propos, Maitre Lancinet Sylla a informé qu’ils (les avocats de la défense) ont décidé unanimement de reprendre la défense de leurs clients dans le procès du 28 septembre 2009, à l’audience du lundi 08 avril 2024, sous réserve d’attaquer la décision de la cour d’Appel de Conakry du rejet de leur recours.
Cependant, maître Sylla justifie leur absence à l’audience du mardi 02 avril, par le refus de la cour d’appel de Conakry de leur notifier l’ordonnance de rejet suite à leur recours d’attaquer la question de requalification portée devant elle.
« C’est d’éviter de cautionner une parodie de justice que nous avons décidé unanimement de bouder ce procès à ce stade tant que nos clients ne sont pas situés sur des faits qui les renvoient devant le tribunal », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, cet avocat tire la sonnette d’alarme qu’en cas de requalification des faits pour crime contre l’humanité à ce stade du procès, entraînera un dysfonctionnement du procès, parce que, dit-il, ni les magistrats, ni les avocats guinéens ne sont qualifiés pour tenir un tel procès à date.
Maître Antoine Pépé Lamah a quant à lui, ifustigé l’arrivée d’une délégation de la CPI (Cour pénale internationale) et jeté le doute sur les démarches de celle-ci à cette phase du procès.
« Pourquoi c’est au lendemain de l’arrivée de cette délégation que nous avons entendu que notre recours a été rejeté ? Pourquoi la délégation du bureau du procureur s’est précipitée à Conakry au lendemain de cette décision ? Ce sont des éléments qui nous amènent à penser que tout ce qui se décide dans ce procès ne vient pas de la Guinée » a-t-il déploré.
AGP/04/04/024 AGK/CM




