Mandiana, 10 mars (AGP)-Sous l’impulsion du Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Mandiana, M. Abdoulaye Soumah, une vaste opération de démantèlement des sites miniers illégaux est en cours sur l’ensemble du territoire préfectoral. Cette traque vise à stopper une dégradation environnementale devenue critique.
À Siguifili, zone minière stratégique située à seulement 5 km de la commune urbaine, le parquet a frappé fort. Des dizaines de concasseurs, installés illégalement sur les berges des cours d’eau, ont été saisis. Les exploitants, pris en flagrant délit de pollution, ont été interpellés. Le procureur a confirmé leur présentation imminente devant la justice pour répondre de leurs actes.
Le point d’orgue de cette offensive s’est déplacé à 125 km du centre, dans la sous-préfecture de Balandougouba. Au district de Bourana, le long de la rive guinéenne du fleuve Sankarani, le constat est alarmant : des dragues lourdes éventrent le lit du fleuve en quête de métal précieux.
Face à ce péril écologique, le Procureur Soumah a ordonné :
- La suspension immédiate de tous les travaux de recherche ;
- L’arrestation systématique des opérateurs de dragues ;
- La mise sous scellés du matériel lourd.
Interrogé sur la persistance de ces pratiques, le magistrat a pointé du doigt une « chaîne de complicité » impliquant des citoyens locaux, des autorités de districts, des responsables sous-préfectoraux et certains éco-gardes. Selon le procureur, ces manquements auraient permis l’infiltration de mineurs clandestins venus du Mali voisin.
« Nous ne tolérerons plus ce laisser-faire. La traque se poursuivra dans toutes les sous-préfectures pour restaurer l’autorité de l’État et rationaliser la gestion de nos ressources naturelles », a prévenu le magistrat.
AGP/10/03/026 CAK/MKC/FM




